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Ducat, Jean / Brabançons au Nouveau Monde : contribution à l'étude de l'émigration de Belgique méridionale vers les Amériques au 19e siècle
(2000)

Avant propos,   pp. 1-2 PDF (506.1 KB)


Page 1

                             Il e~t bon que le 5ouvenir de Belge5, un
                             peu plu5 audacieux que 1e5 au-lre5, 5oit
                             lui OU55i mi~ en exergue pour que 1e5
                             rances de foubli ne recouvrent pa~ ce
                             coin plutôt glorieux, quoique di5cre~t
de
                             notre pa~é national.
Avant ~~O~Q5
    L'idylle qui naquit, il y a dix-huit ans, entre le Wisconsin et l'auteur
de
ces pages, eut pour origine les recherches qu'il entreprit en vue de connaître
la destinée américaine d'un trisaïeul disparu
sans laisser
d'adresse  Chemin
faisant, il découvrit les départs des cousins de l'aïeul,
certains vers l'Illinois,
d'autres vers l'lndiana et l'Ohio et enfin vers le Wisconsin.
    Allant du plus connu au moms connu, il orienta d'abord ses recherches
vers la colonie wallonne du Nord-Est du Wisconsin,  établie par
des
Brabançons et des Naniurois à partir de 1853. Là,
aucun
des descendants de
lointains cousins DUCATn'avait gardé le souvenir d'un Antoine
DUCAT,
né à Glimes en 1804 et parti de Petit-Rosière
le 24
août 1858.
    Le chercheur arriva ensuite chez les descendants des frères
Honoré,
François, Donat et Eugène DUCAT, des cousins de l'aïeul
recherché. Au
hasard de la visite qu'il fit au cimetière de Léopold
en Indiana,
il lut sur une
tombe le nom de Louis DUCAT, le père des quatre frères
cités
plus haut.
    Enfm, il creusa une piste qui semblait la bonne, car la carte du
Township de Liberty, Wood County en Ohio indiquait qu'un carrefour y
était appelé Ducat. La boite postale d'une maison indiquait
le nom des
derniers propriétaires, deux vieillards nommés DUCAT.
Devant
leur maison
vide, le chercheur arrêta ses démarches dans l'attente
de jours
plus fastes.
    Au cours de ses nombreuses pérégrinations dans
le Midwest
profond, le
pèlerin des ruraux wallons eut la consolation de rassembler tous
ceux
qui,
comme lui, étaient avides de recréer des liens avec
les cousins
de Belgique.
    Une banque de données fut créée et engrangea
progressivement
les
monographies jusque là réservées à
la famille.
Fière des vertus des devanciers,
la petite société prit le nom de «Belgian
American Heritage
». Une part
glorieuse du patrimoine culturel de la Wallonie sortit lentement de la
léthargie où  elle se trouvait plongée depuis
150 ou
 130             années.


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