University of Wisconsin Digital Collections
Link to University of Wisconsin Digital Collections
Link to University of Wisconsin Digital Collections
The State of Wisconsin Collection

Page View

Ducat, Jean / Brabançons au Nouveau Monde : contribution à l'étude de l'émigration de Belgique méridionale vers les Amériques au 19e siècle
(2000)

Quatrième partie,   pp. 67-76 PDF (3.4 MB)


Page 69

     En 1963, on crea à Namur Wl le « Peninsula Belgian
American
Club ».
     Ma soeur, son mari et moi avons visité la Belgique en 1973,
tandis
que
 Louis ROPSON réalisa son rêve en    1976 et participa
aux tètes
de
 Wallonie ».
 Chapitre III.    Historique de la fondation du club
     En vue d'obtenir des informations précises sur l'origine
du P.B.A.C.
 (Peninsula Belgian American Club) j'avais rencontré un de ses
fondateurs
Louis BOSMAN, fils et petit-fils d'émigrés partis de
Sart-Risbart,
vétéran de
 la W.W.I., instituteur et inspecteur de l'Enseignement du Wisconsin. En
 1986, à l'âge de 92 ans, il était revenu
thire ses adieux
à la Wallonie qu'il
chérissait. C'est à cette occasion qu'il me remit une
copie
de l'acte fondateur
du P.B.A.C. et d'autres informations tout aussi inédites concernant
les
activités du consulat de Belgique établi à
Green Bay
après 1856. Par
exemple, les consuls maintinrent l'habitude de célébrer
la
Fête nationale
belge, ils tirent venir de Belgique des ouvriers de la construction afin
de
rebâtir la zone belge dévastée par le Peshtigo
Pire de
1871. En outre, durant
la Guerre 1914-1918, c'est du consulat belge de Green Bay que l'aide
américaine en tàveur de la Belgique occupee fut organisée,
tandis que le
Gouvernement belge y célébra une journée
de reconnaissance.
Ces événements
consolidèrent les liens d'attachement envers la patrie d'origine.
Plus tard,
nous disait Louis, notre témoin du passé, des commerçants
d'origine belge
fixés tant à Green Bay qu'à Milwaukee patronnèrent
les fetes villageoises de
la moisson dans la colonie wallonne.
    En 1963, James FRANÇOIS, président de ce Belgian
Club eut
le mérite
de prévoir la fin des fdes villageoises et voulut doter la communauté
rurale
belge d'un organisme socio-culturel permanent avec des statuts, un local
et
des activités régulières. Il confia la préparation
de l'Assemblée constituante à
Louis BOSMAN, un des intellectuels du Door County.
    Le comité provisoire issu de la première assemblée
dressa un procès-
verbal des délibérations où apparaît
le génie
du conseiller. En effet, les
problèmes à résoudre étaient
variés et
exigeaient de la diplomatie et de la
conviction. Assurer la survivance de l'héritage belge était
en soi bien simple,
mais aux considérations d'ordre sentimental venaient se greffer
d'autres
problèmes: sauver les bâtiments de l'ancienne école
paroissiale
de Namur,
relancer un projet audacieux à savoir la création,
entre Sturgeon
Bay et Green
Bay, d'un vaste centre commercial et agricole qui devait s'appeler «Belgian
Village ». Un des promoteurs de ce projet fut Georges (dit Butch)
BAUDHUIN de Sturgeon Bay qui en outre souhaitait fonder un home pour
personnes âgées. (Soit dit en passant, jamais les Belges
n'avaient
confié leurs
vieillards à l'Assistance publique, contrairement aux voisins
des
autres
ethnies). Payant de sa personne, le dit Butch avait acquis des terrains autour
de l'église et du cimetière de Namur. Il y disposait
d'un bâtiment
équipé
d'un living, d'un  bar, d'un dancing, d'un garage et d'un hangar.
Conservateurs, les fermiers wallons boudèrent ce projet. A l'annonce
de la
                               69


Go up to Top of Page