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Ducat, Jean / Brabançons au Nouveau Monde : contribution à l'étude de l'émigration de Belgique méridionale vers les Amériques au 19e siècle
(2000)

Deuxième partie,   pp. 17-54 PDF (12.6 MB)


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 retrouvent dans  les archives du  bulletin intitulé    «Chronique
ck~
 i 'arrondissement de Nivelles ».
     Le premier avis est daté du il février 1849 et
dit:  
  possibilité
 d'acquérir à bon compte de grandes étendues
de terre
dans certaines régions
 des Etats-Unis ».
     Le deuxième avis est daté du 23 mars 1849: «Un
       propriétaire-
 cultivateur beige compte se rendre prochainement avec sa famille aux Etats-
 Unis et se propose d'y acquérir un domaine de 200 à
300 hectares,
destiné à
 la plantation du coton et du tabac. Un hectare de terrain peut y être
acheté de
 25 à 50 francs dans le cadre d'acquisitions de blocs de 100 hectares
et plus ».
 «Plus le nombre de familles intéressées
serait grand,
plus les chances de
 réussites seraient sérieuses ».
     L'auteur de l'avis se dit initiateur du projet et annonce qu'il conduira
 l'expédition à bon port. Enfm, un troisième
avis traitant
de la même
 expédition annonçait, le 26 août 1849, que
le mardi
précédent: « ... le
 Général LE HARDY de BEAULIEU et plusieurs membres
de sa famille
 étaient partis d'Anvers pour New York ».
    Qui furent les membres de la famille LE HARDY de BEAULLEU
 engagés dans l'expédition? Louis, le père,
âgé
à cette époque de 67 ans;
 Camille, le fils, âgé de 36 ans, l'épouse
de ce dernier,
Marie-Louise
 CARLIER, et des enfants dont Paul né à Couture-Saint-Germain
le 30 août
 1846.
    Ensuite, trois neveux, fils de Marcel-Isidore le frère du
général,
ils
étaient prénommés Jean-Adoiphe (né
en 1814),
Eugène-Isidore (né en
 1817) et Jules-César. Jean-Adoîphe avait déjà
séjourné aux États-Unis en
 1838. On sait que Louis et son fils Camille se fixèrent près
de Rome dans le
comté de Floyd GA.
    Les sources disent aussi que l'expédition de 1849 comptait
une
trentaine
de Belges.
    Les registres de la population de la commune de Couture-Saint-Germain
indiquent: «partis pour les États-Unis »:
Sylvêre
TABURIAUX, scieur de
long, son épouse Anne-Marie GILLES et sept enfants. Les documents
américains attestent qu'il fut cultivateur près de
Rome GA
puis à Jasper dans
le comté de Pickens GA et que des enfants se fixèrent
dans
le comté de
Gardon GA.
    Par contre, un rapport adresse au Ministère des Affures Étrangères
par le
Consul de Belgique à New York recensait, en 1850, la présence
de 41 Belges
en Géorgie. On peut supposer qu'il s'agit des émigrés
brabançons recrutés
par la famille LE HARDY de BEAULIEU.
    Selon Antoine DE SMET qui, le premier, a regroupé les informations
relatives aux activités industrielles et commerciales de la famille
LE HARDY
de BEAULIEU émigrée aux États-Unis, tous
méritèrent
la reconnaissance
officielle des autorités de l'État de Géorgie.
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