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The Literature Collection

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Hansi, 1873-1951 / Mon village, ceux qui n'oublient pas / images et commentaires par l'Oncle Hansi
(1913)

La fête de l'Empereur,   pp. 24-25


Page 24


Il y a une autre fÍte qu'on voudrait bien noclbrrac
tons ý cÈlÈbrer le Messti :c'est la fÍKte de,
l'Emp
l'instituteur allemand' a bien essayÈ d'organiser
pour finir, un ennuyeux discours. Mais cela
darme ont repris en choeurs le hoch final. Car
quand j'avais leur 'ge -se donnent le mot pour
pas plus... et gare au l'che 'qui s'aviserait de hurle
On -a, fini' par renoncer ý 'la fÍte, mais on a ti
cr'nf fr% tt't %lt t.>  Irn& Q ý %rn re et lq  n.n
eur qui a lieu -au mois de janvier. Au villae
une cÈrÈmonie, avec une cantate patriotique, et,
n'a pas rÈussi, et seuls,. les enfants du gen-.
les Ècoliers alsaciens - aujourd'hui comment
ouvrir la bouche et faire semblant de crier... mai
avec les loups   on le retrouve-rait ý la sortie!~
,urnÈe -de congÈ. Vingt-quatre heures'de vacances
  i-ont rlrr  illoer -in;r  la  fbto&  Aanc  li ritta  ,l
voisine. Ce jour-lý~, lÁs--Allemands sont trËs curieux
ý regarder, car tous se dÈguisent. Les plus petits garÁons
por-
tent des casques a' pointe et brandissent, de petits sabres, les jeunes filles
portent en sautoir un ruban aux couleurfs
allemandes. Les hommes qui, autrefois, avaient un grade quelconque dans l'armÈe,
remettent leurs uniformes devenus trop~
ÁLUuÓtb, t-L [IV-I IL cb lkuuir- tuiliLuu utc voit u Z sous-ÓÓeuTzinauii
de gius conzeivcÓers ou de vieux proressors.
Le chef de gare et son adjoint s'habillent en acadÈmiciens; ceux qui
n'ont pas d'uniformes paraissent;
bien ennuyes et, pour se consoler, ilis ariorent-une brochette die ces dÈeco-
rations allemandes dont le nombre infini est divisÈ en plusieurs'classes
comme les wagons de chemins de fer. Il y a surtout une admirable mÈda
ille
ý ruban jaune serin donnÈe ý tous les soldats qui'avaient
le mÈrite de vivre
en l'annÈe i 897 , centenaire.., de je ne sais plus quoi... Mais ce
qu'il faut
voir, c'est vers les cinq heures du soir, aprËs le grand baftquet o~ffi.ciel,
la sortie des convives. C'est un spectacle dont les Alsaciens n'aiment pas
i se priver,, et pour peu qu'il y, ait un peu de verglas, tout ce peuple
d1es. ' seigneurs de la terre ª,, tous ces conseillers d'Ècole,
de commerce,
l'archives, de forÍts, .de santÈ ~et de calculs, ordinaires,
intimes et vÈrita-
blement intimes de premiËre, de deuxiËme,l de troisiËme classe,
"ont bien
le la -peine ý trouver leur Èquilibre. Les auberges sont bondÈes
de
rnonde et pendant longtemps, dans la belle nuit d'hiver, on entend les.
5'och lugubres comme des cris d'oiseau de proie... Quand j'Ètais petit,
il
,ne semblait que ce jour-lý les FranÁais n'auraient Pas ~grand'pei<ne-
a
reprendre l 'Alsace.
--, 24-
.. cÈlÈbrer avec


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