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The History Collection

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Hanotaux, Gabriel, 1853-1944 / Histoire illustrée de la guerre de 1914
Tome 15 (1923)

Chapitre LXV: Fin des batailles de la Somme et de Verdun (fin juillet-décembre 1916),   pp. 1-[23] PDF (501.8 KB)


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FIN DES BATAILLES DE LA SOMME ET DE VERDUN
LE GSNSRAL MANGIN EST FAIT GRAND-OFFICIER DE LA LSGION D'HONNEUR
  Nous avons dit cmhiment le premier objectif
de l'ennemi avait ÈtÈ prÈcisÈment cette bre-
telle Vacherauville-Charny-Bras, tendue sur les
deux rives de la Meuse, et comment il l'avait
surprise le 25 fÈvrier, c'est-ý-dire le jour mÍme
de la prise de Douaumont. Une fois les forts
d Douaumont et de Vaux rentrÈs en notre
possession, Verdun ne pouvait Ítre consi-
dÈrÈe comme dÈlivrÈe que si l'on reportait
la ligne d'investissement jusqu'au delý de
la cÙte du Poivre qui abritait fortement le
coude formÈ par la riviËre entre Charny et
Vacherauville.
  Depuis la reprise des deux foits, un labeur
acharnÈ s'Ètait efforcÈ de dÈgager les abords
de cette crÍte extÈrieure. Surtout, on s'Ètait
entraÓnÈ pour livrer l'assaut qui devait la
dÈlivrer elle-mÍme.
  A partir du 3 novembre, le gÈnÈral Mangin
avait attirÈ l'attention du haut commande-
ment sur une opÈration tendant ý enlever la
crÍte d'Hardaumont, de faÁon ý boucher ý peu
prËs toutes les vues de l'ennemi sur le secteur
de la rive droite. Le gÈnÈral Nivelle avait
approuvÈ ce projet et mÍme il avait ÈtÈ
entendu, de commun accord, que le mieux
Ètait d'envisager, comme en octobre, une opÈ-
ration d'ensemble comprenant ý la fois la
crÍte d'Hardaumont et la cÙte du Poivre. Le
projet Ètant ainsi arrÍtÈ, toutes les mesures pou-
vant permettre d'obtenir un succËs ý fond,
tout en mÈnageant le sang -du soldat, avaient
ÈtÈ prises avec l'appui du haut commande-
ment.
  L'opÈration demandait l'emploi d'une artil-
lerie formidable et de 6 divisions d'infanterie,
4 en premiËre ligne et 2 en rÈserve. La situation
gÈnÈrale et les positions de l'ennemi sur la rive
gauche de la Meuse limitaient d'avance le
succËs: mais on le savait et on s'en tenait ý la
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