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The History Collection

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Hanotaux, Gabriel, 1853-1944 / Histoire illustrée de la guerre de 1914
Tome 15 (1923)

Chapitre LXV: Fin des batailles de la Somme et de Verdun (fin juillet-décembre 1916),   pp. 1-[23] PDF (501.8 KB)


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riN  DES BATAILLES DE LA SOMME ET DE VERDUN
LE GSNSRAL FAYOLLE RE«OIT LA PLAQUE DE GRAND-OFFICIER
                  DE LA LSGION D'HONNEUR
discontinues de cet automne implacable, Ètait
plus avantageuse encore. En deux mots, c'Ètait
Verdun dÈlivrÈ, c'Ètait l'initiative reprise par
les armÈes alliÈes, c'Ètait le dÈsarroi moral
jetÈ dans le camp adverse. Deux faits matÈriels
vont le prouver demain: le repli des armÈes
allemandes abandonnant tout le saillant de
Noyon et la demande de paix adressÈe au
prÈsident Wilson.
  Ainsi les prÈvisions du gÈnÈral Joffre, per-
sÈvÈrant dans la bataille Èminemment stratÈ-
gique de la Somme, seront justifiÈes.
  Mais le gÈnÈral Ètait en droit de compter sur
des rÈsultats bien plus considÈrables encore:
il pouvait espÈrer aborder dËs fÈvrier ig17
(c'est-ý-dire ý peine le temps de souffler et de
se rÈorganiser) la grande bataille manoeuvriËre
prÈparÈe sur tous les fronts ý la fois qui, pro-
fitant du dÈsarroi profond des armÈes alle-
mandes et des alliÈs de l'Allemagne, devait
mettre celle-ci sur les genoux. On peut entre-
voir, dËs maintenant, ce qu'est ÈtÈ cette
bataille si, le front russe tenant encore, elle
fst tombÈe, en quelque sorte, sur les derriËres
de l'armÈe allemande en train d'opÈrer le dijfi-
cile repli.
  FÈvrier 19I7, date pour laquelleJoffre avait
dÈjý donnÈ ses ordres et date pour laquelle
Hindenburg avait dÈj ý donnÈ les siens en
vue du repli. L'offensive se fst prÈcipitÈe sur
le dÈsarroi. Quel coup de fortune !
  Nous reviendrons sur l'ensemble de ces
considÈrations: pour le moment, il vaut
mieux considÈrer les faits qui achËvent la cam-
pagne de i9i6 sur les deux champs de bataille
o~ Joffre, malgrÈ les attaques incessantes qui
t'chent ý l'Èbranler sous Verdun, se consacre
jusqu'au bout, avec son imperturbable sang-
froid, ý l'usure systÈmatique des armÈes alle-
mandes tant sur la Meuse que sur la Somme,
en vue de la manoeuvre dÈcisive sur leurs
lignes de communications.
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TOME XV.- Fasc. 184-18-5.
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