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The History Collection

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Hanotaux, Gabriel, 1853-1944 / Histoire illustrée de la guerre de 1914
Tome 15 (1923)

Chapitre LXV: Fin des batailles de la Somme et de Verdun (fin juillet-décembre 1916),   pp. 1-[23] PDF (501.8 KB)


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FIN DES BATAILLES DE LA SOMME ET DE VERDUN
LLYOD GEORGE PASSE EN REVUE DES VOLONTAIRES DU LANCASHIRE
la bataille d'hiver, dËs le milieu d'octobre ; et
dÈjý il fait entrevoir les consÈquences gÈnÈ-.
rales pour l'annÈe I9I7. L'ensemble du
projet est exposÈ dans une sÈrie de lettres qui
s'Èchelonnent du i5 octobre au Ier novembre
i9i6. Voici les principales donnÈes:
  Lettre du i6 octobre au gÈnÈral Douglas Haig. - L'atti-
tude dÈfensive de l'ennemi ne prÈsente plus dans la rÈsis-
tance le mÍme caractËre d'acharnement. Son organisation
en profondeur ne nous permet d'obtenir, par des attaques
locales, que des succËs de peu d'importance. Il faut en
revenir aux procÈdÈs du dÈbut de la bataille de la Somme:
chaque attaque, exÈcutÈe sur un front aussi Ètendu que
Possible, doit viser ý conquÈrir tous les objectifs que le
canon aura pu battre et Ètre suivie d'une exploitation ý fond.
  Cela voulait dire: avant tout, des forces !
Bien entendu, le gÈnÈral Foch (groupe des
armÈes du Nord) recevait, le mÍme jour, des
instructions semblables, car la France Ètait
rÈsolue ý faire, au moins, ce qu'elle demandait
ý ses alliÈs.
  Le i8, sur des observations prÈsentÈes par le
gÈnÈral Douglas Haig, on insistait avec des
prÈcisions nouvelles, et en indiquant les objec-
tifs gÈographiques et la manoeuvre d'en-
semble
  Il y a nÈcessitÈ que l'armÈe britannique exÈcute
des
actions offensives larges et profondes en direction
d'Achi t-le-Grand, Bapaume, Bertincourt, et de ne pas
s'arrÍter, au moment o~ la rÈsistance de l'ennemi va en
diminuant et o~ la situation d'ensemble de l'Entente
exige que nous dÈveloppions les succËs dÈjý acquis.
  Achiet-le-Grand, Bapaume, Bertincourt:
mais c'est l'Èventail qui s'ouvre, c'est la direc-
tion du nord-est, c'est la route de Lille !
  Suivons les synchronismes : le 24 octobre,
c'est le jour de la grande attaque franÁaise sur
la rive droite de la Meuse et de la reprise de
Douaumont ; mais c'est le moment, par contre,
o~ les Allemands entrent ý Constantza. L'Alle-
magne battue sur le front principal, victo-
II


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