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The History Collection

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Hanotaux, Gabriel, 1853-1944 / Histoire illustrée de la guerre de 1914
Tome 15 (1923)

Chapitre LXV: Fin des batailles de la Somme et de Verdun (fin juillet-décembre 1916),   pp. 1-[23] PDF (501.8 KB)


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FIN DES BATAILLES DE LA SOMME ET DE VERDUN
  Par leur vaillance et leur persÈvÈ-
rance, elles ont portÈ ý l'ennemi des
coups dont il a peine ý se relever.
Verdun dÈgagÈ, 25 villages recon-
quis, plus de 35 000 prisonniers, i50
canons pris, les lignes successives en-
nemies enfoncÈes sur io kilomËtres
de profondeur, tels sont les rÈsultats
dÈjý obtenus.
  En continuant la lutteaveclamÍme
volontÈ tenace, en redoublant d'ar-
deur en union avec nos valeureux
alliÈs, les vaillantes armÈes de la
Somme s'assureront une part glo-
rieuse dans la victoire dÈfinitive.
paix acceptable. Et cet avis Ètait
exactement celui de Ludendorff lui-
mÍme (i).
  Si, dans le camp des alliÈs,
on est eu connaissance d'un
tel Ètat des esprits dans le
camp allemand, on est mieux
compris toute la valeur des
conseils donnÈs avec tant d'in-
sistance par Joffre. La situa-
tion Ètait des plus favorables
et telle que Douglas Haig la
constate dans son rapport:
Et von Kuhl, le confident
de  toutes les  pensÈes de
l'Stat-major allemand, donne
l'exacte contre-partie de cette
proclamation si mesurÈe, en
nous rÈvÈlant l'abattement
qui Ètait, ý ce moment, celui
du haut commandement.
  Nous Ètions au milieu de la bataille _
de la Somme. Je dis au gÈnÈral Luden- 1
dorff ma maniËre de voir qui Ètait
que, nous autres, comme soldats, nous  LE  GENER
avions le devoir de remporter la vie-    FT SON
toire, mais que je doutais que nous
puissions parvenir ý dicter la paix ý nos ennemis. Nous
devions donc rechercher toute occasion de conclure une
'AL
STA
                     A  l'exception des tranchÈes aux
                   abords de Sailly-Saillisel et de sa
                   position prÈcaire sur la crÍte nord
                   des hauteurs dominant Thiepval,
                   l'ennemi avait maintenant ÈtÈ chassÈ
                   de tout le mouvement de terrain qui
                   s'Ètend entre la Tortille et l'Ancre.
                     La possession de la partie nord-
                   ouest de la crÍte au nord de Mirpont
                   donnait des vues sur la vallÈe de
             3* X  l'Ancre entre Miraumont et Hamel
                   et les croupes et vallÈes tenues par
                   l'ennemi sur la rive droite de la ri-
 DEBENEY          viËre. C'est pourquoi les Allemands
.T-MIAJOR          firent des efforts dÈsespÈrÈs pour
se
                   cramponner aux derniËres tranchÈes
qu'ils conservaient dans cette zone et, au cours des trois
  (r) L'Etat-Afajor dlla;it la guerre monidiale, p. 194.
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