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The History Collection

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Hanotaux, Gabriel, 1853-1944 / Histoire illustrée de la guerre de 1914
Tome 14 (1922)

Chapitre LXIV: Reprise de la bataille pour Verdun: Douaumont et Vaux délivrés/ (septembre-novembre 1916),   pp. 236-252 PDF (17.0 MB)


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CHAPITRE LXIV
    REPRISE DE LA BATAILLE POUR VERDUN
             DOUAUMONT ET VAUX DSLIVRSS
                       (Septembre-Novembre i9i6)
       Le Kronprinz et l'affaire de Verdun. - Les Allemands se dÈcident
ý rester devant Verdun. -
Le commandement franÁais dÈcide de rompre la ceinture. - Ensemble
du projet visant la reprise des forts de
      Douaumont et de Vaux. - PrÈparation de l'offensive. - Douaumont
dÈlivrÈ (24 octobre).
              Vaux dÈlivrÈ (3 novembre). - Double victoire
de Nivelle et de Mangin.
            * ANDIS que l'effort simultanÈ
               des deux batailles conjuguÈes
             _ de Verdun et de la Somme
               tendait  jusqu'ý  l'angoisse,
               sur la fin de cette terrible
               annÈe i9i6, les nerfs des na-
               * tions engagÈes dans la lutte,
               les armÈes alliÈes, excitÈes par
               l'ardeur des combats, entraÓ-
               nÈes par le sentiment du
       Ieu! /jg devoir, enflammÈes par la foi
               dans la victoire, se donnaient
ý leur t'che hÈroÔque sans lever les yeux.
  Nous avons laissÈ la bataille de Verdun
au moment o~ l'armÈe franÁaise brise la
derniËre tentative de Falkenhayn pour s'em-
parer du fort de Souville et prendre position
dans l'enceinte fortifiÈe avant de se retourner
vers la Somme o~ Below demande avec une
insistance dÈsespÈrÈe un secours immÈdiat.
La bataille de la Somme a donc produit, comme
Joffre l'avait prÈvu, l'effet d'un cautËre. Seule
une manoeuvre ý large envergure, un rÈvulsif
puissant, pouvait guÈrir Verdun, ce point
douloureux ý n'y pas toucher. AussitÙt aprËs
l'Èchec de l'attaque sur Souville, le gÈnÈral
allemand responsable de Verdun, Falkenhayn,
avait ÈtÈ remplacÈ par Hindenburg et Luden-
dorff, et ceux-ci donnaient immÈdiatement
l'ordre de suspendre l'offensive stratÈgique
sur la Meuse:
  Cela ne voulait pas dire que le nouveau
haut commandement allemand renonÁait ý
l'espoir de tirer un parti dÈfensif des positions
conquises devant le camp fortifiÈ. Non, il
comptait toujours les tenir en force, fixer lý
les armÈes ennemies, surveiller les ÈvÈnements
sans rien perdre, si possible, de ce qui Ètait
acquis.
  Seulement, il cÈdait au temps et cou-
rait au plus pressÈ. Sur la Somme, devant
le front russe, bientÙt en Roumanie, ses forces
disponibles avaient ý s'occuper. Le Kronprinz
qui, le 2I juillet, dans sa harangue au 55e
rÈgiment de la 5oe division, dÈclarait encore
qu'il entendait bien 4 ne pas desserrer son
Ètreinte autour de Verdunª, avait, aussitÙt
aprËs l'Èchec de la derniËre tentative, changÈ
d'opinion et, si l'on en croit ses MÈmoires,
il avait Ècrit ý l'Empereur pour conseiller de
renoncer ý l'offensive sur Verdun et, approuvÈ
par le nouveau commandement, il avait
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ToME XIV. - Fasc. 182.


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