University of Wisconsin Digital Collections
Link to University of Wisconsin Digital Collections
Link to University of Wisconsin Digital Collections
The History Collection

Page View

Hanotaux, Gabriel, 1853-1944 / Histoire illustrée de la guerre de 1914
Tome, 1 (1915)

Chapitre VI/ La France en face de l'Allemagne,   pp. 130-[152] PDF (11.2 MB)


Page 144


HISTOIRE ILLUSTRSE DLI LA GUERRE 13 1914
  Comme il existait dÈjý depuis longtemps des canons
a recul sur l'affst, l'inventeur ne pouvait revendiquer
le principe du recul plus ou moins long, mais simple-
ment les dispositifs qu'il avait imaginÈs.
  En fait, aucun des Ètablissements consultÈs ne vit
la
possibilitÈ d'utiliser ces dispositifs qui, d'ailleurs, en
dehors des essais infructueux tentÈs en Allemagne,
n'ont jamais ÈtÈ employÈs nulle part.
  C'est donc ý tort que votre informateur, se fai-
sant l'Ècho d'une assertion assez rÈpandue, dit que
l'Allemagne, mieux avisÈe, est put rÈaliser ainsi un
canon ý tir rapide.
  C'est ý l'occasion
de na rÈponse au gÈ-
nÈral-directeur  que
l1ai indiquÈ par lettre
dun io mai i8o92, avec
avant-projet ý l'appui,
la possibilitÈ d'Ètablir
un canon de 75 ý tir
rapide, sans recul de
l'affuit, ni dÈpoinitag,,l
commne Óe mientioinne
la rÈponse du gÈnÈral
Mathieu, cin date du
3 juillet 82,quil dÈ-
bute ainÓsi
    Mon cher
       commandant,
 Dans la lettre que il
vous avez adressÈe
au  ministre le Io
mai dernier, con-
cernant les affsts
Ha ussiier, vous
aviez  indiquÈ  la
possibilitÈ de rÈa-
liser  un  matÈriel
de campagne sans
recul  ni dÈpoin-
tage, en reliant la                   LE GENERA
piËce ý l'affst par
un frein de im4o de course. Je vous prie de me
faire connaÓtre dans quels dÈlais l'atelier de Pu-
teaux pourrait Ítre en mesure de livrer un spÈ-
cimen... ª
AL
  Cet intervalle de trois mois entre ma proposition
et la rÈponse du gÈnÈral directeur s'explique
ainsi:
  Depuis l'annÈe i89o, la fonderie de Bourges Ètait
appliquÈe ý la crÈation de matÈriels
de campagne
nouveaux, dont deux de 75 ý tir accÈlÈrÈ
du capitaine
Becquet, et un de 52 ý tir rapide du capitaine Sainte-
Claire Deville.
  Le gÈnÈral pouvait donc espÈrer que les
auteurs
de ces matÈriels, gr'ce ý leur haute compÈtence.
pourraient, en combinant au besoin leuis dispositions
avec celles d'Haussner, Ètablir le matÈriel ý
tir rapide
de 75 de la puissance demandÈe.
  En l'absence de toute proposition, l'Ètude du 75 ý
tir rapide m'incomba.
  Telle est l'origine de ce matÈriel.
  Dans une brochure ÈditÈe par Lavauzelle, il y a
quelques annÈes, j'ai exposÈ que mon spÈcimen
d'essai
fut Ètabli en dehor-s de tout progranmm)Óe du comite
de l'artillerie et achevÈ en i 894, qu'il se composait
du mmele canon et du mÍme affst qu'actuellenent,
avec la mÍmte puissance, la mÈÎme rapiditÈ
de
tir
                                les inemes fonctious
                                dies .serÓ'anis, la mmeur
                                immobilitÈ de l'affsit
                                dans le tir Je rappe-
                                lais qu'il avait ÈtÈ
sou-
                                mis ý des tirs trËs
                                nombreux ý Puteaux,
                                notam mlent ý uin tir
                                ý outrance de 240
                                coups eni 24 salves ra-
                                pides,  puis  expÈri-
                                mentÈ par la consau mis-
                                sion de Bourges ein
                                i1894, niais dÈmuni de
                                son bouclier sur la de-
                                mande de la 3e direc-
                                tion. Les propriÈtÈs
de
                                ce miatÈriel comme
                                canon ý tir rapide
                                Ètaient donc bien Èta-
                                blies. Restaient ý opÈ-
                                rer la mise au poiÓÓt
              V                ~~~~~~final qui s'impose ton-
                                 jours, surtout pour
                                 des constructions si
                                 nvacelles, et que ma
                                 deneande de mise ý la
                                 retraite nmotivÈe par
                                 nia  non - inscriptiou
                                 au tableau d'aivance-
LANGLOIS                        ment du ConmitÈ ei]
                                 i18q4, et par des rai-
sons de famille, nie mie pernmit pas d'achever. Ce soirn fut
confiÈ au capitaine Sainte-Claire Dev ille, classÈ
ý
cet
effet ý Puteaux en i895 et secondÈ ensuite par le capi-
taine Rimailho. Comme je l'ai exposÈ dans nia brochure
prÈcitÈe, cet officier distinguÈ apporta
ý l'orgaÓnisation
intÈrieure du frein hydropneumatique de l'affst d'heu-
reuses modifications, ainsi qu'au dispositif de mire. Il
crÈa le caisson ý renversement et le dÈbouchoir
auto-
matique qui complËtent si bien le service du canon en
batterie. En. outre, il eut la lourde charge de prÈparer
les essais en grand dans les corps de troupe, ý la suite
desquels le matÈriel fiut adoptÈ en 1 897, gr-ace ý
l'inlas-
sable tÈnacitÈ du gÈnÈral Deloi-e,
alors directeur
de
l'artillerie, secondÈ par le commandant Gaudin, qui.
dans toute cette crÈation du matÈriel de , 5! a jouÈ
le
(
(
(
(
(
(
(
(
(
(
(
(
(t
(
(
(


Go up to Top of Page