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Hanotaux, Gabriel, 1853-1944 / Histoire illustrée de la guerre de 1914
Tome 1 (1915)

Chapitre V: La politique des armements,   pp. 112-[129] PDF (389.5 KB)


Page 112


CHAPITRE V
LA POLITIQUE DES ARMEMENTS
Principes offensifs des Allemands.- La prÈparation allemande.
-
                                  La floUte et l'aÈronautique.
             .__. 'IL pouvait y avoir un doute    mettre h
       S  ]     sur la volontÈ de l'Allemagne    refrain d
                   i devenir, un jour, la mai-    ferma  ri
                   tresse des destinÈes du monde,  n'Ètait
p
                   si le programme de la Weltpo-  presse ot
                   litik ne suffisait pas, si les  et rÈel, e
                   doctrines des maÓtres de la    sante, da
                   pensÈe allemande ne parais-        Un p
                   saient pas assez dÈmonstra-    fermemei
                   tives, il resterait un fait qui  fiance sa
                   entraÓnerait la  conviction,   tracÈ
 pÔ
                   c'est la politique des arme-   chef du
  inentts, pratiquÈe  mÈthodiquement pendant     pereur
p
  (le longues annÈes, au milieu d'une paix pro-  jours ai4
  fonde et qui paraissait pouvoir se prolonger   hommes
  longtemps encore.                               armemer
    Sur ce terrain, l'Allemagne prit toujours les  par des
  devants, stimula, sans cesse, le zËle de ses   saires poi
  alliÈs, et emporta fatalement le monde tout    propose.
  entier ý sa suite. Elle s'imposa des sacrifices  la paix, c
  Ènormes et se soumit ý un entraÓnement
de        
Arrach
  tous les instants, pour Ítre toujours prÍte et  avantage
  se trouver en mesure de choisir son heure. Sur  frapper s
  terre et sur mer, elle s'ÈlanÁait dans cette   tel
fut, ei
  voie avec une rapiditÈ vertigineuse, dÈcidÈe
ý
 rÈaliser.
  ne se laisser distancer par personne.           sentait, h
    Tandis que les autres puissances, l'Angle-  le pavÈ, c
  terre, la France, la Russie, avaient des pÈriodes  raison dei
  de dÈtente et risquaient mÍme de compro-        des
armÈ(
L-e quinquennat et la loi de 1913.
-ur sÈcuritÈ en se laissant bercer au
e la romance pacifiste, l'Allemagne y
-solument l'oreille. Le  militarisme
as seulement une thËse de chaire, de
u de tribune, c'Ètait un systËme actif
encadrant une nation toujours crois-
Lns son Ètreinte toujours resserrÈe.
peuple uni, une armÈe forte, puissante,
Lit conduite et animÈe d'une con-
ns rÈserve Y, tel Ètait le programme
ir le gÈnÈral comte de Schlieffen,
grand  Etat-major gÈnÈral. L'Em-
iarlait sans cesse de ( l'ÈpÈe tou-
guisÈe w. Et, si l'on demandait aux
d'Stat de donner la raison de ces
Lts ý outrance, le chancelier rÈpondait
paroles sybillines:  Ils sont nÈces-
ur atteindre le but que l'Allemagne se
La prospÈritÈ de l'Allemagne, pendant
lÈpend de sa prÈparation ý la guerre. ,
.er, par la crainte, aux rivaux des
s, prÈparer avec soin le coup dÈcisif,
-ans hÈsitation quand tout sera prÍt,
n rÈalitÈ, le dessein qu'on s'efforÁa de
Chaque fois que l'occasion s'en prÈ-
i. diplomatie faisait sonner le sabre sur
et obtenait toujours quelque profit en
s apprÈhensions que la force croissante
es allemandes rÈpandait dans l'univers.
l l


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