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The History Collection

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Hanotaux, Gabriel, 1853-1944 / Histoire illustrée de la guerre de 1914
Tome 14 (1922)

Chapitre LXIV: Reprise de la bataille pour Verdun: Douaumont et Vaux délivrés/ (septembre-novembre 1916),   pp. 236-252 PDF (17.0 MB)


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HISTOIRE. ILLUSTRSE DE LA GUERRIE DE I9I4
de dÈfense constituant une sorte de rÈduit en
pentes douces d'une force ÈprouvÈe, puisqu'il
avait arrÍtÈ l'attaque franÁaise dËs les pre-
miËres heures de la bataille : en premiËre
ligne, les, tranchÈes Clauzewitz, ~Mudra, de
Moltke ; en seconde ligne, environ un kilo-
mËtre en arriËre, une-bretelle non moins solide
entre le rav'n des Fontaines et la batterie de
Damloup; aux deux extrÈmitÈs, deux points
d'appui que l'on est pu croireinexpugnables:
ý l'ouest la SabliËre
(sur le ravin desFon-
taines), ý l'est labat-
terie de Damloup,
et, en arriËre de cet
ensemble formi-
dable, dans les en-
tonnoirs d'obus, une
ruche de mitrail-
leuses hÈrissant les
pentes   jusqu'aux
glacis du fort. Cet
ensemble Ètait con-
solidÈ encore aux
quatre coins >pr'des
ouvrages formant
redoutes : la Car-
riËre, le Petit-DÈ-
pÙt, l'Abri de Com-
bat, la batterie die            L    RS
Damloup. L'ennemi               LbSC1REESIDOJ3
'Ètait averti, il Ètait  DCR       E   OB
rÈsolu ý se dÈfendre, il avait rÈussi ý
arrÍter
l'Èlan des troupes d'assaut le 24 octobre ; il y
mettrait ce qu'il faudrait, mais il garderait le
fort de Vaux.
   Le commandement franÁais se rendit compte
 immÈdiatement qu'il s'agissait d'un siËge en
 rËgle et-que, au lieu de gaspiller son infanterie
 en tentatives impossibles, mieux valait en
 revenir ý l'emploi de l'artillerie.
   C'est ce qui est ordonnÈ dËs le 2.5 octobre
 au matin : l'artillerie lourde ý grande puis-
 sance reÁoit l'ordre de complÈter la destruction
 clu fort de Vaux dËs que la visibilitÈ le per-
 mettra.' On fait avancer les artilleries de
tranchÈes, on dispose autrement les batteries
de 58, et le bombardement reprend rÈgulier.
  Cependant, des mesures sont prises pour ne
pas laisser au fort les moyens de se donner de
l'air. Dans cette mÍme journÈe du 25, un
bataillon du 2i6e le tourne ý l'est et mÍme
certains ÈlÈments du 333e pÈnËtrent dans la
gorge du fort et quelques hommes montent sur
la superstructure.
  On songe aussi ý prÈparer la relËve des 38e
                         et I33e divisions,
                         qu~ ont donnÈ le
                         rude coup de main
         'ý,            ~~~du :24 octobre ;on
                       *  nettoie les postes
                         avancÈs de l'enne-
                         mi, notamment
                         dans le ravin des
                         Fontaines.
                           Cependant voilý
                         l'ennemi qui rÈagit:
                         quatre contre-atta-
                         ques sont tentÈes,
                         dont l'une sur le fort
                         de Douaumont,
                         dans 'La journÈe du
                         26. Aucune, d'ail-
                         leurs, ne rÈussit. Le
                         bombardement est
      ~1' POINCARS       intense de part et
-TANTS DE VERDUN          d'autre.
                            Dans la journÈe
 du 27, les choses restent en Ètat, sauf quelques
 contre-attaques al'emandes. Les relËves com-
 mencent ý se faire dans le camp'franÁais ; la
 63e division (gÈnÈral Andlauer) entre en ligne
 et ce gÈnÈral prend le commandement du
 secteur, ý midi.
   Les relËves se poursuivent dans les journÈes
 du 28 et du 29 octobre : les 7e et ge divisions
 doivent remplacer dans leurs secteurs respec-
 tifs les 38e et I33e divisions, et comme il est
 nÈcessaire, pour prendre le fort de Vaux, de
 faire appel ý des troupes fraÓches, c'est ý la
 63e division qu'est confiÈe cette mission.
   L'Èchange de canonnades continue, mais
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; 'N


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