University of Wisconsin Digital Collections
Link to University of Wisconsin Digital Collections
Link to University of Wisconsin Digital Collections
The History Collection

Page View

Hanotaux, Gabriel, 1853-1944 / Histoire illustrée de la guerre de 1914
Tome 14 (1922)

Chapitre LXIII: Effets de Verdun et de la Somme,   pp. 213-[235] PDF (71.4 MB)


Page 231


EFFETS    DE    VERDUN      ET   DE    LA   SOMME
la santÈ'de GalliÈni l'ayant obligÈ de quitter le
ministËre de la Guerre. L'opÈration pour laquelle
l'illustre gÈnÈral entrait dans une maison de
santÈ devait avoir des suites ý jamais regret-
tables. Le gÈnÈral- GalliÈni mourait le 27 mai.
   L'intÈrim du ministËre de la Guerre avait
ÈtÈ confiÈ ý l'amiral Lacaze, ministre de la
Marine et, le i7 mars, le gÈnÈral GalliÈni
avait lÈtÈ dÈfinitive-
ment remplacÈ par le
gÈnÈral Roques.
  C4tte   dÈsignation
Ètait agrÈable au gÈ-
nÈral Joffre. Une har-
monie Iparfaite rÈgna
entre  le haut com-
mandement et le mi-
nistËre de la Guerre.
M. Briand avait pu
bloquer sur un seul
portefeuille la crise
ministÈrielle  mena -
Áante.
  Ces  complications,
o~ des sentiments et
des passions person-
nelles jouaient parfois
un  trop grand rÙle,
s'exagÈraient  encore
par suite d'une diver-
gence d'opinion des
plus graves au suj et                      VON
de l'opÈration de Sa-             SECRSTAIRE D'ET
                        a      ~~DES AFFAIRES STRA'
lonique. Nous aurons a
revenir sur les faits d'ordre militaire ; mais
la situation particuliËre du gÈnÈral Sarrail,
les difficultÈs inhÈrentes aux affaires hellÈ-
niques et que nous examinerons en leur lieu
et place, la polÈmique vigoureuse menÈe dans
son journal par M. Clemenceau, prÈsident de la
C cirmission des affaires extÈrieures au SÈnat,
l'hostilitÈ que certains membres du Cabinet
et une partie de l'opinion britannique tÈmoi-
gnaient contre le principe mÍme de l'expÈ-
dition (i), cet ensemble de polÈmiques, sur-
  (I) Voir la vigoureuse campagne m enÈe contre l'expÈdition
JA(
'AT
N G]
chargeant encore l'atmosphËre, ajoutait ý l'in-
quiÈtude, ý l'Èmotion gÈnÈrale, suite
naturelle
de l'affaire de Verdun.
   Le gouvernement pensa que, dans une
situation si tendue, le mieux Ètait de prendre
pour confident de ses soucis le Parlement lui-
mÍme, et il accepta l'idÈe d'un  comitÈ se-
cret ª ý la Chambre des dÈputÈs, Ètant bien
                         entendu qu'il serait
                         suivi immÈdiatement
                         d'un  comitÈ secret ª
                         au SÈnat.
                           Dans les sÈances
                         consacrÈes au comitÈ
                         secret (I5-22 juin), le
                         procËs du haut com-
                         mandement fut fait
                         par plusieurs dÈputÈs,
                         la critique portant tout
                         particuliËrement sur la
                         prÈparation de Verdun
                         et sur les intentions
                         du gÈnÈral GalliÈni. Le
                         gÈnÈral  Roques   et
                         M. Briand, prÈsident
                         du Conseil, rÈpondi-
                         rent aux critiques de
                         l'opposition. '444 voix
                         contre 8o se pronon-
                         cËrent en faveur des
                         deux   ministres  qui
50W,                     avaient soutenu nette-
'DU MINISTERE           ment le gÈnÈral Joffre.
ERES D'ALILEMAGNE
                         Le  comitÈ secret
avait durÈ ý la
devant le SÈnat,
Chambre du i6 au 22 juin ª
il eut lieu du 4 au q juillet.
de Salonique par le colonel Repington, l'Èminent Ècrivain
militaire du Times, dans la PremiËre guerre mondiale, ý
peu prËs ý toutes pages, notamment chapitre IV, cha-
pitre XII, etc. Le gÈnÈral Rawlinson, un des ÈlÈments
supÈ-
rieurs de l'organisation militaire britannique, partage les
vues des opposants. - Sur la genËse de cette campagne en
Angleterre, voir l'importante conversation du colonel Re-
pington avec M. Mac Kenna:  Mac Kenna croit que Lloyd
George se considËre comme inspirÈ, comme investi ici-bas
d'une mission divine... ' D'aprËs Mac Kenna, les FranÁais
auraient conÁu d'abord l'idÈe de Salonique sur l'insistance
de Lloyd George qui conseillait secrËtement cette expÈ-
dition; ils furent, (lËs lors, trËs surpris qu'elle rencontr't
chez nous une telle opposition. >
231


Go up to Top of Page