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The History Collection

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Hanotaux, Gabriel, 1853-1944 / Histoire illustrée de la guerre de 1914
Tome, 1 (1915)

Chapitre VI/ La France en face de l'Allemagne,   pp. 130-[152] PDF (11.2 MB)


Page 132


F Is roi RTi  Il ,,'STRF  T T', I, A  GVF, RRi R,   T  l )I 4
NOUVEAU         Une Ëre nouvelle pour la dÈ-
REGIME        fense nationale s'ouvrit avec
l'arrivÈe au ministËre de la guerre de M. Mil-
lerand.
  On pourvoit ý la difficultÈ la plus grave qui
devait se poser en temps de guerre et qui Ètait
restÈe sans solution, parce qu'elle touchait aux
fibres les plus dÈ-
licates des suscep- , a
tibilitÈs dÈmocra-
tiqules, T organi-
sation  du  haut
commandement en
temps de guerre et
le passage de la
nation du pied de
paix au pied  de
guerre.
  A la suite d'une,
serie (le longs t'-
tonnements,   on
avait fini par dÈ-
terminerassez logi-
(uement la prÈpa-
ration  du  haut
command(lement        I t
pour le temps de
guerre  en temps
de paix. Le vice-
prÈsident du con-
s'eil SupÈrieur (le
la guerre Ètait l e        1 1 F 1TEN ý\- T-
gÈnÈralissime  dÈ- 1(e1\'1
signÈ il avait pour
collaborateurs immÈdiats les membres du
conseil supÈrieur, dÈsignÈs comme inspecteurs
d('armÈe.
   Mais l'autoritÈ du futur gÈnÈralissime,
cii
vue de la prÈparation (le la guerre, Ètait bornÈe
par celle (les bureaux de la guerre, ou, pour
parler avec plus de prÈcision, de l'Stat-major
de l'armÈe.
  Un dÈcret du 28 juillet icI9, rendu suIr la
proposition (le MJ. Messimv, avait mis (le la
lumiËret et (le la (lartÈ (lans cette situation
confuse. En lÓomnÓa ut le futur con-unandant
en chef ou gÈnÈralissime, chef de l'Stat-major
gÈnÈral, il avait confiÈ la prÈparation
de l'ins-
trument militaire au chef appelÈ ý s'en servir.
  Par cette mesure, la situation du haut com-
mandement Ètait la suivante: Le futur com-
mandant en chef, dÈsignÈ dËs le temps de paix,
If prÈside le Conseil supÈrieur de la guerre os
                          siËgent, auprËs de
                          lui, ses collabora-
                          teurs d'aujour-
                          dl'hui et de demain,
                          les commandants
                          Èventuels   d'ar-
       0 f 5< :; | mÈes;
                            20  prÈside  les
                          travaux dhu ComitÈ
                          d1EItal-major,  o~,
                          sous son impulsion,
                          les officiers supÈ-
                          rieurs et gÈnÈraux,
                          (lui seront demain
                          les auxiliaires (I-
                          rects de nos com-
                          mandants d'armÈe,
                          prÈparent avec lui
                          la mission (qu ils
                          auront ý remplir
                            .| enfin, le futur
                          *1 coÓnmal dant  ('11
                          chef a pour devoir
                          (selon les propres
-COLONI I,  I ()itI
rE  1 H r ) :
paroles   (lit iiiniis-
tre) (le surveiller
                           (le haut et l'en-
seignement du centre des hautes Ètudes mili-
taires crÈÈ, il y a un an, et aussi l'enseignement
de
cette Ècole supÈrieure de guerre d'o~ est sortie
l'armÈe nouvelle. , Car, c'est lý, dit MI. Mil-
lerand, que se sont formÈs ces jeunes offi-
ciers qui, chaque annÈe, vont rÈpandre dans
l'armÈe les mÈthodes nouvelles et la flamme
sacrÈe, allumÈe ý l'Scole de Guerre. ,
  A cet organisme, il manquait un pouvoir
essentiel le gÈnÈralissime, chelf d 1tat-major
gÈnÈral , i'avait pas d'aulto(ritÈ 1iie.te
sui lu
personnel un ol cÔef dl'} tat-niajor de l'arinÈe


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