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The History Collection

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Hanotaux, Gabriel, 1853-1944 / Histoire illustrée de la guerre de 1914
Tome 1 (1915)

Chapitre premier: Les origines diplomatiques du conflit,   pp. 7-[26] PDF (789.6 KB)


Page 13


LES ORIGINES I)IPLOIMATIQUES DU CONFIIt
                       LE CONGR»S DE BERLIN (i879).
                             (TABLEAU DE WERNER).
   'i- R xG Karolv. Gortschakow. Disraeli. Andrassy. Bismarck. Schouvalow.
Bulow. Meheciiet-.%li-Pacha.
XE RN(,: 0 Waddington. Radowitz. Cte Corti. Oubril. Saint-Vallier. Desprez.
CarathÈodory-Pacha. Sadoulali-13es.
           3È RANG: HavinerlÈ. Cte Launay. Hohenlohe.
De Mouy.
Oddo Russell. Salisbury.
               40 RiNG.: NVerner (peintre auteur). Herbert de Bismarck. D]
Busch.
d'une bonne entente avec la France sur la
base du catholicisme, le manque de coup d'oeil
politique de l'ÈlÈment allemand austro-hon-
grois, c'est-ý-dire, en somme, une certaine indÈ-
pendance politique se manifestant ý Vienne,
tout cela inspirait des craintes sÈrieuses. Quand
ce changement surviendra-t-il ? Personne ne
peut le prÈvoir. n
   Mais il ferme les yeux sur ces consÈquences
possibles de la faute qu'il avait commise,
plus ou moins volontairement, en arrachant
ý la France deux provinces franÁaises : il
veut en imposer ý l'histoire et faire croire
qu'il a parÈ ý tout, quand, au contraire, l'Èdifice
qu'il a constituÈ est minÈ par la base et fatale-
ment destinÈ ý pÈrir.
   Ou l'Allemagne, Èchappant ý l'Autriche,
voyait l'Autriche lui Èchapper, ou l'Allemagne,
se sÈparant de la Russie, voyait la Russie se
sÈparer d'elle: tel Ètait le dilemme o~ l'Allema-
gne Ètait prise. C'est pourquoi une politique
plus sage se fst assurÈ, du cÙtÈ de la France,
les sÈcuritÈs indispensables pour pouvoir se
consacrer aux deux problËmes austro-hongrois
et slave. Faire tÍte des trois cÙtÈs ý
la fois,
c'Ètait s'exposer fatalement ý une faillite finale.
MEPRIS DE BISMARCK POUR             La politi-
LES STATS BALKANIQUES que bismar-
ckienne a commis une autre faute non moins
grave : elle a fermÈ les yeux volontairement
sur l'avenir des peuples balkaniques. Bismarck
rÈpÈtait sans cesse, et, au dÈbut du moins,
de bonne foi, que la question d'Orient tout
entiËre ne valait pas les os d'un grenadier
pomÈranien. Au CongrËs de Berlin, il n'avait
que du mÈpris pour ces petits peuples des
Balkans, qui devaient, pourtant, un jour, dÈter-
miner la crise o~ la puissance germanique
devait Ítre mise en pÈril.


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