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The History Collection

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Hanotaux, Gabriel, 1853-1944 / Histoire illustrée de la guerre de 1914
Tome 14 (1922)

Chapitre LX (suite): Le front occidental en 1915: La guerre des tranchées,   pp. 1-[58] PDF (445.9 KB)


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NOv 131928
                                CHAPITRE LX (Suite)
             LE FRONT OCCIDENTAL EN i9i5
                   LA GUERRE DE TRANCHSES
         La mission de l'armÈe franÁaise en 1915: ses sacrifices
pour soulager le front russe.
     L'Hartmannswillerkopf, la WoÎvre et les Eparges, Vauquois et l'Argonne,
Ypres et les gaz.
                Echec des grandes tentatives de percÈe en Champagne
et en Artois.
    Le problËme des munitions et de l'armement. - Le grand effort de
recrutement de l'Angleterre.
              . R un systËme de tranchÈes
              fortement organisÈ   et qui
              permettra  d'aborder l'hiver
              de I9I5-I9i6 dans des con-
              ditions un peu plus  con-
              fortables ª, l'artillerie va pou-
              voir bientÙt accomplir des
              progrËs trËs apprÈciables, sinon
              tout ý   fait dÈcisifs. Nous
              avons dit, au cours de l'exposÈ
              des batailles elles-mÍmes, la
              supÈrioritÈ du 75 franÁais,
mais nous avons trop souvent rencontrÈ le
problËme de l'artillerie lourde. On a dit que
les Ètats-majors n'avaient pas prÈvu la nÈces-
sitÈ de cette artillerie. Or, le rapport du gÈnÈral
Herr ý la suite de la guerre des Balkans et
ceux, plus autorisÈs encore, du gÈnÈral Joffre
ne laissent aucun doute sur les prÈvisions des
autoritÈs militaires compÈtentes. Le gÈnÈral
Herr Ècrivait dans la Revue d'artillerie de
mars I9I3 :  Les batteries ý longue portÈe
doivent faire partie intÈgrante des corps d'ar-
mÈe... Les batteries ý longue portÈe du corps
d'armÈe doivent Ítre constituÈes en canons
longs d'un calibre voisin de ioo millimËtres. ª
C'Ètait poser admirablement le problËme.
Il est vrai que d'aut es' autoritÈs Ètaient op-
posÈes ý la crÈation costeuse d'une artillerie
lourde. Le gÈnÈral Langlois avait, Ècrit:
 Nous irons ý Berlin avec des poum-poum ª.
On espÈrait aussi tirer un grand parti de cer-
tains perfectionnements apportÈs au 75, et
aucun de ces points de vue n'Ètait ý nÈgliger.
Le fait est que les discussions parlementaires
n'avaient pas abouti quand la guerre Èclata;
dËs que la supÈrioritÈ allemande en artillerie
lourde apparut, nous n'avions de moyens de
rÈpondre ý leurs coups lointains que par l'uti-
lisation de nos canons de I20 millimËtres,
canon Baquet, modËle i890, de I55 court,
modËle I893, canon I55 court ý tir rapide
(Rimailho) et en quantitÈ tout ý fait insuffi-
sante (i).
  C'est vers ce temps que fut lancÈe dans le
public la fameuse campagne :  Des canons,
des munitions! ª. Cette campagne bruyante
a-t-elle eu un autre effet que d'Èmouvoir le
public et de mettre une certaine mÈfiance au
coeur du soldat? C'est un point sur lequel le
doute ne peut plus guËre subsister, car des do-
cuments probants ont Ètabli, dËs maintenant,
que les commissions parlementaires, informÈes
en tous points par les autoritÈs militaires,, se
  (i) Voy. tome XIII, p. 190.
I
TOME XIV. -      Fase. 170-I71.
I


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