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Bulletin de la mission laïque Française
(1917)

Les soldats de la "kultur",   pp. [1]-13 PDF (6.1 MB)


Page 7


SION LAI0MB FRA14AISE
t a Is femme du suppliciA, luii dit
ann! -Mon pauvre Toine! n, s~fiii
eule! i.
ts furent ensuite emmen~s dans le pr6
Idonna l'ordre de les massacrer mais
t l'implora avec tant de larmes, en luii
rit a faire grace. Un des officiers presentir
dtit Jean, dont la mere ne s'&tait pas
ao ura pas plus tard contre les notres! n.
ee, qui avait pass6 la nuit au lieu dit la
ft se debarrasser au plus t~t des restes
sonne pour faire un cercueil, elle alla
sses a lapins, qu'elle cloua l'une au bout
s'en fait au fond de son jardin creuser
l'impudence de demander a lui acheter,
cdaillon qu'elle portait au cou et qui
t assassine *
M. Colin, prolsewur au Lycee Louts-lk  :
Blamont depuis la fin du mois de juillet,.
I. e i3 aouit, des balles ayant traverse set. :
sa femme, ses trois filles, sa belle-me-re0t,
kbre oui il esperait Ics mettre a l'ahri. A
:par un officier p~n~trerent dans I'appar-:
sdemoiselles Colin, Wge de treize ans,
()n leur dbmontra F'abs rditeP de centte.
gageant la famille A aller se coucher. d -f
eint une autre bande dont le chef parats9- 0
Llt au professeur qu'on reprocha dWavoir:-
,et voyant son pere menac6, lui entoura. ,
temnpe et a Ne*il, un coup de crosse q~ui :
nc~her.                     *A-
r, M. Colin fut traink dehors et gross-0 0:
i xacha au visage a pilusieurs reprises.'
Et femme et ses trois filles 6taien :- co -,
tet de la salle 6 mnanger, tandis qiae Is- 00
risaient la vaisse~lte Ot portaient aMme. f
des domestiques, de violents coups de;
echir6 par les cris Svenant de la maison.
rous, n'avez done ni mere ni sceu, po~ri -r
rois Mu r pondit: Q Ma mere n'a jawism0-7>'.'
aute& JCA    de-; msurtre, d- det i; '0.44-e
rait aowboinabk, Waprs la- dedarat;' d..0
Ul~ea lt-p      8 S-D")}fS .000:-- .-
Sk it rh~pital. ,
encadrard se phta i    ses genoux et 'implora avec tant de larmes, en luis
< 0 0  C'eembrassant  si  s qu'il consentit q   faire grCce. Un des officirrs
present
dit en designant le cadavre du petit Jean, dont la mere nc s'ait pas
£sparde a. En voila un qui ne se bsttra pas plus tard contre les nd
tuesi!et.
Le lendemainf ps pmaheureuse femme, qui avait passb la nuit au lieu dit la
firesiI rasmbaaprsdalisfemses rois fluest dsa el-mrese
re-Zeller, fut avisee qu'elle eat b se dtbatre              restA
de mon enfant. sayant trouvi et  parsun oour faire un cercueil, elle alpa
chercher dans les cantines deux caisses e  lapins, qu'elle cloua l'une au
bout
de l'autreo; elle y deposa le corps et saen fat au fond de son jardin creuser
la fosse. Un officier bavarois eut l'impudence de adeder a lui acheter,
comme souvenir sans, doute, le m~daillon qu'elle portait au cou et qui
encadrait une photographie du petit assassine *
C'itaient aursi des Batrtois que U. Coin, proesseur au Lyoep  Loouhs-ad vor
Grand, lncont ra  ula  pmont.                                   - o
M. t olin stait en vacances a Blamont depuis la nin du mois de juillet,
quand il fut surpris par l invasion Ite M3 ao fut, des balles ayant traversh
ses
fenatresil rassembla aupres de luie sa femme, ses trois filles, sa belle-me.rt
et ses deux bo}nnes, dlans une chambre oui il esperait Ics mettre a l'ahri.
A
ce moment, des Bavarois consr uits par un officier panatrgrent dans l'appar-
Atement, criant que la plus jeune des demoiselles Colin, Agoe de treize anse
avait tirdsur eux par une fenetre. )n deur do montra iabsurdite de cette.
allCgatiomm et ils-se p tretdent en engageant la famille A aller se coucher.
-a
4a Quelques instants apres, survint une autre bande dont le chef paranr s
r its'-
sailt trs surexcits. Cette fois, ce fut au professeur qu'on reprocha javoirs&
tir6. Sa fille ainbe voulut protester, et voyant son pere menac6, lui entour.--V
fi1 cou de ses brcas elle restit, a la tempe et a Neil, un coup de crosse
qui
la ieta-tout ensanglantie sur le plancther.               . d  e   d
zorutae ment frapp64 son tour, M. Colin bt trae n dehors et grosie de
rement inuri par l'officier, qui lui cracha au visage a pilusiers reprises.''
Pendant ce temps, S&, bel-le-mere, sa femme et ses trois filles 6taien:-
-
traintes de se coucher surt le parquet de la salle 6 maniger, tandis qiels
k- :0-
Allentandis de-fongaient le buffet, brisaient la vaisselle tt portaient aMme
.:0
Colmn, ainsi qu'a sa mere et a l'ne des domestiques, de violents coup s de:;
crossle.  .--0                                                   a----
:;: 0 t8:C~omme le pere de famille, dechir6 par les cris venant de la maison..;
t-fl;isat a l'officier, qui.ilinsultait . aVous, n'avez done ni mere ni sceurp
 !
traiter ainsi des femmes D,,Ie Bavarois Mu rE-pondit: ' MR -mbre n a'an jaas,->t7.
a ; fit'un cochon comme toi l00~                                       -
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