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Bulletin de la mission laïque Française
(1917)

Les soldats de la "kultur",   pp. [1]-13 PDF (6.1 MB)


Page 6


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M retusa cette faveur, et Comme sa femme, au disespoir, se pr6cipitaq
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fusiller Si elle b       ore. Tous les parents s6par6s ainsi de lour$ fit$
tlftuis6rent en vaines supplications ; malgr6 leurs larmes et leurs priires,,,
la mesur'e impitoyable fut maintenue. Le 25 ao0t, date A laquelle ce fait
indigne nous a 6t6 rdv0d, les 6poux Vivier 6taient depuis le 17 mars,, jour
de la's6paration, sans aucune nouvelle de leur enfant.
A. Badonviller, le 12 aoat. K Un certain nombre de personnes furentp
au cours de cette horrible journ6e, brutalement expuls6es de leurs demeures
puis r6unies dans la g1rande rue, oCt elles subirent les plus mauvais tratte-
ments. Un homme de soixante-quinze ans, M. Batoz, impotent et malade,
fut Itir6 hors de son lit et train6 nu sur la route : il mourut quinze jours
apris. Une dizaine de jeunes gens durent s'6tendre sur le sol, les bras en
croix, et Its soldats, en passant aupre's deux, samusrent i leur porter des
coups de pieds et des coups de crosse, et i leur marcher sur les mains.
Pendant une scone de ce. genre, le jeune Massel, Ag6 de dix-huit ans, qui
avait it# bless6 par une balle, tomba dans la rivire et s'y noya, sans qu'on
autorisAt sa me're et wsceur, t6moins de Faccident, i lui porter secours
Ne 0woyez pas que les Allema-ads du Sud soient mains firoces que ks Pro-
siew,- W.Havarois se -gout distant entre tous par kurs riotenca.
La dame 136rard, femme d'un mobilise', avait requ l'ordre de donner
i boire h de's hommes des 66e- et 68e regiments bavarbis. Elli dtaif Oki
d4ji chercher pour eux un grand nombre de seaux, d'eau, quand un officier
ou un sous-offieier, Jugeant qu'elle en avait apport,6 suffisamment, IlUi
enjoignit de rent rer chez elle. Comme des Allemands draient sur la maison,
MMe Brard alla se blottir dans sa cave avee ses trois entants : Jean, also
de six ans ; Maurice, Ag,6 de deux ans ; Jeanne, Ag6e de neuf ans, et avec
la
famille Aufiero. Mais bient6t, s'kant aperque qu'on versait du p6trole par
le -soupirail, et s'kant vue tout 6 coup environnke de flammes, elle se sauva
00cipitarnment, en emportant sous chaque bras un de ses petits garqons,
tandis que sa fillette et la jeune 136atrice Aufiero couraient i ses c6t6s,
cfttnponnds i sa robe.
Au momentoii le groupe traversait le ruisseau Rougeval, i quelques
771,pta de la maison, des Bavarois tirrent sur les fugitifs. Le petit jean,
atteint
la        u    bas de la jambeet-A la poitrine, s'kria: t Oh! marnan,
cuisse, a                                                    que
et mourut aussit6t. Bdatrice Aufiern re;ut une balle ui lui
presque complOement le bras droit, et sa smur AnOle, une enfint
neuf ans. qui la suivait i peu de distance, fut blessi6e moins grikvement
:,*U W61let.
Larsque Mme      86rard, rejointe par la dame  Aufiero, arriva sur Ia
un spectacle 6pquvantable soffrit Ii le'urs ytux         int de
Welles, les Allemands ex4cutaient Aufiero, qu'ils a ient fait sortie


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