Page 30
L -: aurre actuelle com I I i S . az v&%A i1aai. VVIUM IUU I U111iiinini 7rulVcaa ur #e 1lIJIO 4e la Revolution franfaise, a la .Sorbonne, M. Aulard, vient de rhunir sane cinquantaine d'articles publi~s au jour le jour depuis deux ans. Ce titre nous repose de tous ces gargarismes litturaires auxquols la guerre a tant servi de pr~texte, soit dans la presse, soit a la Chambr. (Euvre dun historien sans p~dantisme, 6crivain lumineux, citoyen avertiet. patiote passionnt, pareil recueil mdritait d'etre publiC. En lisant ot- rlijiant eos articles, on revit les 6motions d'un passe encore tout chaud,; oi v saisit dans son ensemble V'ftat d'ame d'un grand Frangais pendant la guerre; on y trouve, ramass~s, les principes d'une politique de guerre dont la viriti s'affirme chaque jour. Cette politique, ktrangere aux prejuges de la corporation militaire et de la coteric diplomatique, n'est autre que cello de la raison 4clair&e par P'his- -toi-re. Or quel pass6 ressemble plus au present que celui de la Rivolution, alors que la France d~mocratique et r~publicaine, amen&e malgrd ellc A lutter contre une coalition redoutable, devait improviser, sous le feu do l'ennemi, sa politique ktrangere. ses troupes, ses armements, sa stratgi& Certes, M. Aulard est moias que tout autre dupe du mirage historique. S'il veut avec raison que nous nous inspirions de l'exemple r~volutionnaire, il nc pretend point qu'on doive le copier aveugldment. L'histoire no se r~pete jamais. Mais - et c'est le leit-motiv de ses articles - ce qu'il faut emprunter a la Rivolution, c'est son esprit, son inergie, ses principes dtac- tion en vue de la defense nationale. Point de comitw de salut public. A quoi bon ressusciter cet orgmn, puiisqu'il existe diji et nWest autre que le ministire ? Mais que du moins les miinistres, sous Ic contr6le impulsif d'un Parlement qui ne soit pas un autre 'Parlement croupion, prennent dune main ferme, selon le mot do Damton, la manivelle du gouvernement. Que leur volonti soit brkIante d'6nergie, audacieuse, persev~rante. Qu'ils soient des excitateurs, non des endor- :meurs! En temps de guerre, la direction de affaires civiles et militaires com - porte un foudroyant renouvellement de mithodes, qui, sauf de rares excep- tions, ne peut 6tre obtenu sans un renouvellement de personnes. Qu'une large place soit faite a t'ardeur juvrnile, a l'esprit d'initiative, au ginie de Vinvention, aux vertus viriles ! Sus a la girontocratie molle et routiniere, au scrupule hiErarchique, : la camaraderie de couloirs, a la camarilla d'icole'! Sus aussi i la bureaucratic! La guerre est chose rfvolutionnaire. Elle0:- comporte la simplification 4es formes, la clriti des actes, la s6ydrith de sanctions. Les bureaux eux,, dont les ministres sont plus souvent lest aV* cats que les chefs, empilent los paperasses, paralysent l'action, couvront lot Ir,*,t oat I" t;trga A.. A,---i
This material may be protected by copyright law (e.g., Title 17, US Code).| For information on re-use see: http://digital.library.wisc.edu/1711.dl/Copyright




