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Digital Library for the Decorative Arts and Material Culture

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Chambers, William, Sir, 1726-1796. / Desseins des edifices, meubles, habits, machines, et ustenciles des Chinois. Gravés sur les originaux dessinés à la Chine... Auxquels est ajoutée une description de leurs temples, de leurs maisons, de leurs jardins, &c.
(1757)

Preface



P oR      E    F     A    'C -E.
n'euflÈ, pu groffir ce recueil d'un plus grand nombre de modËles.
Mais s'il m'eft
permis. d'en juger par des chofes. auffi imýparfaites que le font
les peintures de la
Chine, ces modËles auroient tous ÈtÈ .dans le mÍme
file. Leur forme & leur
difpofition gÈnÈrale fe feroient,. trouvÈes fort reffemblaptes
ý celles des defleins
contenus dans cet ouvrage. Je me fuis d'ailleurs uniquement propofÈ
de donner
une idÈe de l'archite&ire Chinoife; des deffeins de b'timens particuliers
n'en-
trent; dans mon plan qu'autant qu'ils rÈpondent ý ce but. Ce
feroit abufer de la
patience du public que de, lui offrir beaucoup de modËles, lorfqu'un
petit nombre
bien choifi peut fuffire. J'ai mÍme omis la plus grande partie de
ceux que j'ai
trouvÈs ý Canton, foit parcequ'ils ne contenaient que la repÈtition
du mÍme
plan, foit parcequ'ils ne prefentoient rien de remarquable.
   Le P. du Halde obferve que les villes de la Chine fe reffemblent fi fort,
qu'il
fuffit prefque d'en voir une pour avoir une idÈe des autres. Cette
remarque peut
s'Ètendre aux Èdifices. Dans aucune des peintures que j'ai
vues de ce pals, &
j'en ai vu beaucoup, non plus que dans aucune des descriptions qui me font
tombÈes fous les yeux, je ne me rappelle d'avoir trouvÈ des
formes de b'timens
fort diffÈrentes de celles dont je donne la reprÈsentation.
   A mes deffeins des Èdifices des Chinois j'ai ajoutÈ ceux
de quelques uns de
leurs meubles, de leurs uftenciles, de leurs machines, & de leurs habits.
J'ai fait
ceux de leurs meubles fur les modËles qui m'ont paru les plus beaux
& les mieux
imaginÈs. Il y en a quelques uns de jolis, & nos ouvriers pourront
en faire
ufage.
   Les uffenciles Chinois, quelque communs ou mÍme bas que puiffent
Ítre
 leurs ufages, font dignes de notre curiofitÈ. C'eft ce qui m'a dÈterminÈ
ý leur
 consacrer deux planches de ce recueil. On y trouvera des idÈes ingÈnieufes,
des
 formes fimples & ÈlÈgantes, des ornemens naturels &
fagement appliquÈs. J'ai
 dÈja obfervÈ qu'ils paroiffent imaginÈs dans le gost
de l'antique; mais leurs con-
 tours n'ont point cette grace qu'on obferve dans quelques uns des ouvrages
de
 l'Europe, tant anciens que modernes. Cela vient de ce que les Chinois ont
 moins d'habiletÈ que nous dans la pratique du deffein.
   Un accident m'a mis hors d'Ètat de donner des deffleins d'un plus
grand
 nombre de leurs machines. Mais nos connoiffances dans les mÈcaniques
font fi
 SupÈrieures aux leurs, que cette perte efi de peu d'importance. On
trouvera ici
 la reprÈsentation de divers bateaux de la Chine.
    Je n'avois pas deffein de toucher ý rien qui n'eut pas un rapport
immÈdiat
 avec ma profeffion. Mais comme j'avois des deffeins faits avec foin des
habille-
 mens Chinois, j'ai cru qu'il ne feroit point mal de les publier. C'eft fi
je ne me
 trompe ce qui a paru jufqu'ici de plus exa& en cegenre. Quelques uns
de cer'
 habits font pittoresques, & l'on pourroit s'en fervir dans les mafearades,
ou
 dans les peintures grotesques.
Les
b


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