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Chambers, William, Sir, 1726-1796. / Desseins des edifices, meubles, habits, machines, et ustenciles des Chinois. Gravés sur les originaux dessinés à la Chine... Auxquels est ajoutée une description de leurs temples, de leurs maisons, de leurs jardins, &c.
(1757)
Preface
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O U E R trop ou trop peg font deux excËs q Cail Ëft1 Èg
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ficile d'Èviter. On ne connoit point de bornes, quand on parle du,'
favoir des Chinois, de leur politique, de leur habiletÈ dans es arts
& les Èloges exceflifis m'on leur donne font vcoir aivec aullp
1f
nouveautÈ nous entraine, & combien il efi naturel de paflar d
l'0ffime ý l'ad-
miration.
Je fuis bien ÈloignÈ de me joindre aux panÈgyriftes
outrÈs des Chkois. Si je
trouve chez eux de la grandeur & de la fageffe, c'eft lorfque je les
compare avec
les peuples qui les environnent; & je n'ai garde de les mettre en paralËle
avec
les habitans, foit anciens foit modernes, de notre partie du monde. On ne
fau-
roit cependant disconvenir que notre attention ne foit due ý cette
race d'hommes
diftinale & finguliËre, qui demeurant dans un pais, que fa fituation
fÈpare de
toutes les nations policÈes, a fu, fans le fecours de l'exemple, former
fes moeurs
& inventer fes arts.
Tout ce qui a quelque rapport avec des peuples fi extraordinaires a droit
ý notre
curiofitÈ; mais quoique nous foyons affez bien inftruits de la plspart
des chofes
qui les regardent, nous ne connoiflons que bien imparfaitement leur archite&ure.
Plufieurs des defcriptions qu'on nous a donnÈes jufqu'ici de leurs
Èdifices font in-
intelligibles, les meilleures n'en donnent que de foibles idÈes, &
aucun des def-
feins qu'on a publiÈs ne mÈrite la moindre attention.
Ceux que j'offre a&uellement au public ont ÈtÈ faits
fur des efquiffes & fur
des mefures que je pris ý Canton il y a quelques annÈes. Je
ne me propofois que
de fatisfaire ma propre curiofitÈ. Mon deffein nÈtoit nullement
de les publier,
& ils ne paroitroient pas ý prÈfent, fi je ne voulois me
prÍter au defir de glu-
fleurs amateurs des beaux arts. Ils les ont crus dignes de l'attention du
puulic,
& ils ont jugÈ qu'ils pourroient fervir ý arrÍter
le cours de ces produÈhons ex-
travagantes, qui tous les jours paroiffent & qu'on appelle Chinoifes,
quoique la
plspart foient de purs ouvrages de fantaifie, & les autres des reprÈfentations
eftro-
piÈes de ce qu'on voit fur les porcelaines & fur les tentures
de papier.
Ce qui vÈritablement eA Chinois a du moins le mÈrite d'6trt
original. Rare,-
ment, ou jamais, ce peuple copie ou imite-t-il les inventions des autres
nations.
Nos relations les plus autentiques s'accordent fur ce point; on obferve
dans toutes,
que le gouvernement des Chinois, leurs cara&fËres, leurs habillemens,
& prefque
toutes les autres chofes qui leur font particuliËres, f font fobutenues
fans aucun
changement parmi eux pendant des milliers d'annÈes. Leur architeÈure
a'd'ail-
leurs un rapport remarquable avec celle des anciens, Or ceci eft d'autant
plus fur-
prenant qu'il ny a pas la moindre apparence que l'une ait ÈtÈ
empruntÈede lautr.
Dans
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